D’un point de vue purement médical, le déchaussement dentaire est l'atteinte du parodonte. Le parodonte comprend la gencive, l’os alvéolaire, le ligament parodontal et le cément qui recouvre la racine de la dent.
Lorsque ces tissus sont fragilisés ou détruits, la dent perd progressivement son ancrage, ce qui conduit au déchaussement.
Le lien avec les maladies parodontales
Dans la grande majorité des cas, le déchaussement des dents est lié à une maladie parodontale, comme la gingivite ou la parodontite. Ces maladies sont provoquées par l’accumulation de bactéries issues de la plaque dentaire et du tartre, qui entraînent une inflammation chronique des gencives.
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La gingivite touche uniquement la gencive et constitue un stade précoce, souvent réversible.
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La parodontite, en revanche, atteint les tissus plus profonds et provoque une destruction progressive de l’os et du ligament qui maintiennent la dent.
→ C’est à ce stade que le déchaussement dentaire commence réellement.
Un mécanisme progressif et souvent silencieux
Le déchaussement dentaire est une maladie évolutive. Il s’installe généralement lentement, parfois sur plusieurs années. Dans ses phases initiales, il peut ne provoquer ni douleur ni gêne importante, ce qui explique pourquoi de nombreuses personnes consultent tardivement.
En l’absence de traitement, la perte de soutien s’aggrave :
Pourquoi le diagnostic précoce est essentiel ?
Selon les dentistes, plus le déchaussement est détecté tôt, plus il est possible de ralentir ou stabiliser son évolution. Un examen clinique et radiographique permet d’évaluer précisément l’état du parodonte et d’adapter la prise en charge.